Quelles sont les causes ?

La bronchiolite est le trouble respiratoire le plus fréquent chez les bébés, causés par une infection virale de la partie basse du système respiratoire. Il y a un pic saisonnier entre la fin octobre et le début de mars, mais elle peut parfois apparaitre à d’autres moments de l’année.

Sa cause principale est le VRS (virus respiratoire syncytial). 90% des bébés de moins de 2 ans sont colonisés par ce virus et 40% d’entre eux vont développer la maladie, ce qui rend cette affection infantile la plus commune entre 0 et 2 ans.

De plus, la bronchiolite peut avoir d’autres causes telles que les allergies ou les facteurs environnementaux. Pour certains enfants, la bronchiolite est la première manifestation de l’asthme.

C’est pourquoi le rôle du kinésithérapeute sera de déterminer quelle est la cause de la bronchiolite puis de développer un traitement approprié.

Comment puis je savoir si mon bébé a une bronchiolite ?

Votre médecin ou kinésithérapeute posera le diagnostique si il y a:

  • Un sifflement sur l’expiration
  • Le nez qui coule
  • Des signes de détresse respiratoire

Comment évolue la bronchiolite ?

La bronchiolite commence habituellement dans les voies aériennes supérieures (nez et arrière gorge) puis progresse ensuite vers la partie basse du système respiratoire (bronches et poumons).

Le premier symptôme est une toux sèche causée par une inflammation, L’inflammation est une protection naturelle de notre corps contre les attaques externes. La réaction inflammatoire peut aboutir a un oedeme (gonflement des voies aériennes) voire à un bronchospasme (il s’agit de la contraction des petits muscles situes a l’intérieur du système respiratoire).

La combinaison des 2 réduits le diamètre des voies aériennes, rendant la respiration difficile pour votre enfant.

Dans un deuxième temps, une toux grasse apparait due a l’augmentation de la production de mucus. Nos poumons produisent du mucus en continue pour évacuer les cellules étrangères (bactérie, virus) et autres impuretés entrant dans les poumons. Le mucus est collecté dans notre bouche puis avalé et digéré et évacué dans les selles. Adulte ou enfant, nous le faisons tout au long de la journée sans même le notifier.

Cependant, lorsqu’il y a une inflammation ou une infection, le mécanisme de nettoyage est surchargé et le mucus s’accumule dans les poumons. Ceci est problématique pour 2 raisons:

  • Premièrement, il réduit le diamètre des voies aériennes rendant la respiration plus difficile pour le bébé.
  • Deuxièmement, cela augmente le risque de développer une autre infection puisque les bactéries ou virus resteront bloqués dans les poumons.

En absence de traitement, l’association de l’inflammation, l’oedeme et le mucus rendent la respiration plus difficile forçant votre bébé a respirer plus rapidement et utiliser les muscles respiratoires accessoires. Ce type de respiration est épuisant pour le bébé qui est souvent déjà fatigué d’être malade, de ne pas pouvoir dormir et sans énergie du fait de manger moins.

Si cette situation persiste, votre bébé sera trop fatigué et incapable de maintenir sa respiration accélérée réduisant l’oxygène qui rentre dans son corps. Médicalement, on parle de détresse respiratoire, caractérisé par:

  • Une fréquence respiratoire élevée (supérieur a 50)
  • Une augmentation des battements du coeur
  • Les narines dilatées: les narines s’ouvrent rapidement (on peut percevoir la même chose lorsque nous essayons de récupérer de l’oxygène, en courant par exemple)
  • Augmentation du trou situé sous la pomme d’Adam: Comme nous utilisons les muscles accessoires du cou pour respirer, cela augmente le trou situe sous la pomme
  • Augmentation de la dépression sous les cotes: pareillement, l’utilisation de muscles accessoires autour de la cage thoracique créent une dépression sous celle ci.
  • Transpiration: mais sans sensation de chaleur au touché
  • Changement de couleur: La bouche et le bout des doigts deviennent bleus, le reste de la peau devient pale ou grise
  • Des apnées de 10sec ou plus: le bébé n’a plus assez d’énergie et fait des longs pauses sans respirer

Ces symptômes apparaissent souvent dans cet ordre la. Cependant, ils peuvent être également causés par d’autres conditions médicales que la bronchiolite. Dans tous les cas, si un ou plusieurs de ces symptômes sont présents, n’hésitez pas aller aux urgences les plus proches ou à appeler une ambulance.

Comment traiter la bronchiolite ?

                 Traitement médicamenteux

Votre médecin ou votre pédiatre pourra vous prescrire des bronchodilateurs (pour ouvrir les voies aériennes du bébé) ou des corticoïdes pour diminuer l’inflammation. Une autre façon efficace de réduite l’inflammation est l’utilisation d’un nébuliseur avec une solution saline hypertonique.

                  La kinésithérapie respiratoire

La kinésithérapie respiratoire a pour objet de permettre d’évacuer les sécrétions bronchiques que le bébé ne réussit pas à faire.

Au début de chaque séance, le praticien auscultera la poitrine de l’enfant.

Il est possible d’entendre différentes choses:

un sifflement: ceci est due a une inflammation des bronches ou a une broncho constriction des bronches (les bronches se ferment comme dans le cas des asthmatiques par exemple)

des craquements ou vibrations: ceux ci sont dus a la présence de mucus dans les bronches.

Nous produisons du mucus en permanence mais arrivons à l’évacuer par les voies digestives grâce a la toux. Seulement parfois, il y a plus de mucus que ce qu’on peut évacuer, ce qui aboutit a un foyer de mucus pouvant devenir infectieux et entrainer bronchiolites, pneumopathie,…

Le désencombrement des voies aériennes supérieures s’effectue au début de la séance après l’auscultation

Le kinésithérapeute désobstrue le nez de l’enfant à l’aide d’un spray nasal de sérum isotonique

Il en profite pour rappeler aux parents comment effectuer un lavage du nez.

  • Le bébé est allonge sur le dos sur la table à langer.
  • Le kiné tournera la tète de votre enfant sur le cote en bloquant gentiment avec son bras le corps et le bras du bébé.
  • Ensuite, il faudra introduire délicatement l’embout nasal du spray dans la narine supra latérale.
  • Le spray est instillé par une seule et longue pression. Les mucosités sont alors expulsées par l’autre narine.
  • Lorsque votre bébé expirera, le kiné va bloquer sa narine supra latérale afin de l’aider à expulser les mucosités restantes.
  • Cette manœuvre permet de nettoyer les deux narines.

Le kiné vous montrera comment procéder puis cette manœuvre devra être répétée au minimum avant chaque repas ; l’embout sera nettoyé à chaque utilisation (ou un nouveau tube de sérum physiologique sera utilisé).

Ensuite, Le praticien effectue des mouvements sur la cage thoracique et l’abdomen du bébé lorsqu’il expire.

Ces mouvements permettent de faire remonter les sécrétions de la trachée vers la bouche de l’enfant qui réussit ensuite à les expectorer. Il est parfois nécessaire de provoquer la toux en stimulant par des légères pressions la base de la gorge.

Ces gestes s’effectuent plusieurs fois, de 5 à 10 fois environ, entrecoupée de périodes de repos permettant de provoquer la toux et de favoriser l’expectoration.

Ces manipulations ne sont pas dangereuses puisque la pression du kinésithérapeutes maintient les côtes dans leur amplitude naturelle (on ne force pas la cage thoracique a se fermer plus que ce qu’elle ne peut faire naturellement).

Le bébé pleure beaucoup lors de la première séance, non pas parce que c’est douloureux mais parce que ces manipulations sont oppressantes pour l’enfant et peu confortable.

En fin de séance, il faudra de nouveau ausculte afin de voir si il est nécessaire de refaire une autre séance ou si l’enfant est suffisamment dégage.

 

Pour finir, le kiné vous donnera des conseils cibles et adaptes a votre enfant afin de l’aider au mieux possible a traverser cette période.

Quand le Sifflement est présent:

  • Faites de la vapeur d’eau dans la salle de bain ou utiliser un nébuliseur
  • Eviter les radiateurs électriques qui dessèchent l’air
  • Ou utiliser un bol d’eau posé sur le radiateur ou un humidificateur pour compenser

Pour éviter le surencombrement :

  • Incliner le lit de façon a avoir la tète plus haute que le tronc
  • Eviter les collectivités pendant 3 semaines
  • Moucher le nez régulièrement (environ 4 fois par jour, avant chaque repas)
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